Article sur le Ronflement dans le Parisien Week-end
Article sur le Ronflement dans le Parisien Week-end
Interview du Dr. Bruno Lellouche Fondateur du CRTS dans le Parisien du mois d’Avril 2018 sur le ronflement et les apnées du sommeil
Interview du Dr. Bruno Lellouche Fondateur du CRTS dans le Parisien du mois d’Avril 2018 sur le ronflement et les apnées du sommeil
Le Coût de santé : 2 fois plus de dépense de santé pour des apnéiques
Accident de la circulation : 3 fois plus de chance d’avoir un accident chez un apnéique
On définit le SAOS en fonction du nombre d’apnées par heure (IAH)
IAH< 5 absence de SAOS
5< IAH< 15. SAOS léger
15 IAH > 30. SAOS sévère
Retrouvez ci dessous l’article du Quotidien du Médecin sur la prise en charge pluridisciplinaire au CRTS
La prise en charge pluridisciplinaire au CRTS, centre qui regroupe la plupart des spécialités en lien avec les troubles du sommeil permet d’orienter au mieux le patient et d’éviter des délais diagnostiques et thérapeutiques parfois longs…
Les cycles du sommeil
Le sommeil fait partie intégrante de notre vie. Nous passons 1/3 de notre vie à dormir. Un sommeil réparateur est essentiel à notre récupération physique et psychologique.
Pour certaines personnes le sommeil arrive très rapidement mais, par contre, pour d’autres dormir relève parfois d’un véritable parcours du combattant.
Il faut savoir que nous nous endormons approximativement à la même heure et nous réveillons, le lendemain, sensiblement à la même heure aussi. Ceci s’explique par le fait que notre cycle du sommeil est réglé par le cerveau qui contient, dans l’hypothalamus, de vraies horloges.
Notre sommeil se décompose en quatre phases bien distinctes. Un cycle comporte une durée moyenne de 90 à 100 minutes et une nuit comprend 4 à 6 cycles, suivant la durée du sommeil. La première partie du sommeil est riche en sommeil lent profond tandis que la deuxième partie est composée par une alternance de sommeil lent léger et paradoxal.
L’endormissement :
Il s’agit de l’état de transition entre l’éveil et le sommeil. La respiration se fait plus lente, les muscles se décontractent et la conscience diminue. Le dormeur n’a pas réellement l’impression de dormir, il s’agit plutôt de somnolence. Durant ce stade, les muscles peuvent manifester des petites contractions avec, fréquemment, une impression de tomber dans le vide.
Cette phase dure, en moyenne, vingt minutes.
Le sommeil léger :
Comme l’indique son nom, il n’est pas très profond et représente, en général, la moitié du temps total de sommeil. A ce stade, il est encore aisé de se réveiller, un léger bruit ou une lumière peuvent y suffire, pourtant, le dormeur se rappelle avoir dormi. Progressivement, les activités oculaire et musculaire diminuent.
Un électro-encéphalogramme pratiqué, montrerait des figures caractéristiques permettant de prouver que la personne dort.
Le sommeil profond :
Le dormeur est complètement coupé du monde extérieur par le sommeil. Il est alors très difficile de le réveiller. C’est la période du cycle du sommeil où s’effectue la récupération de la fatigue physique emmagasinée. Il s’agit donc d’une phase primordiale car la totalité de l’organisme se repose et récupère. Le cerveau épand des ondes. Cette phase du sommeil correspond à 20 % du sommeil total. Le rêve peut se produire à ce stade mais il sera alors moins recherché et le dormeur ne s’en souviendra pas à son réveil.
Un électro-encéphalogramme ferait apparaître des ondes amples et lentes, prouvant la profondeur du sommeil.
Ce sommeil a une durée d’environ 90 minutes.
Le sommeil paradoxal :
Cette phase est nommée paradoxale car le dormeur alterne des signes de sommeil très profond et des signes d’éveil : expressions du visage, respiration irrégulière et activité cardiaque élevée. Ces signaux indiquent une parasomnie (trouble du sommeil) ou, plus fréquemment, le mystérieux phénomène nocturne qu’est le rêve.
Ce type de sommeil représente un quart du sommeil total.
A ce stade, l’activité du cerveau est intense et assez similaire à celle de l’éveil avec des mouvements oculaires rapides et saccadés. Paradoxalement, d’où le nom, le corps est totalement inerte avec une immobilité des muscles contrastant fortement avec une activité cérébrale très intense.
« L’épidémie d’obésité » se propage dans le monde. L’étude Esteban rendue publique le 13 juin montre que l’obésité et Le surpoids sont à des niveaux tres élevés.
Un adulte sur 2 est en surpoids en 2015 et 1 sur 6 est obèse. Le calcul de l’index de masse corporel qui est normalement compris entre 18 et 25 permet de déterminer s’il y a surpoids : au dessus de 25 c’est le surpoids, au dessus de 30 c’est l’obésité et au dessus de 35 il s’agit de l’obésité morbide.
Index de masse corporel : poids en kg divisé par la taille en mètre au carr .
Le surpoids touche 17% des enfants et l’obésité 4%. Aujourd’hui ce sont les populations défavorisées qui sont victimes de surpoids. L’étude Esteban montre aussi que les personnes les moins diplômées sont plus fréquemment obèses. Il existe aussi des disparités régionales : 25,6% dans le département du Nord et 10,7% à Paris. Le taux d’obésité est aussi inversement proportionnel au niveau socio-économique.
Une alimentation inadaptée la sédentarité et le manque d’activité physique restent les facteurs majeurs de la prise de poids. Il existe aussi des facteurs génétiques et biologiques qui s’ajoutent aux facteurs environnementaux.
Dans le monde 2,2 milliards d’enfants et d’adultes étaient en surpoids en 2014 dont 708 millions d’obèses. ( étude publiée dans New England Journal of Medecine juin 2017), 4 millions de personnes décèdent tous les ans à cause du surpoids ou de l’obésité.
Le syndrome d’apnée du sommeil est très souvent lié au surpoids ou à l’obésité et un examen du sommeil est obligatoire dans les centres de chirurgie de l’obésité (chirurgie bariatrique ).
L’excès de graisse au niveau du cou diminue fortement le calibre des voies respiratoires et favorise leur obstruction.
En 2030 plus de la moitié des américains pourraient être obèses , 20% En France et en Europe.
Sommeil : Pourquoi faut-il dormir du coté gauche ?
Retrouvez sur cette vidéo tous les avantages que nous pouvons avoir à dormir du coté gauche.
Reportage au CRTS Paris sur le dépistage des apnées du sommeil.
Consultation à la clinique Mont Louis avec le Docteur Bruno Lellouche spécialiste des troubles du sommeil.
Les principaux signes cliniques sont le ronflement et les apnées détectées dans l’entourage, la somnolence diurne, les céphalées matinales, la nycturie, et les troubles de la libido.
Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) de part sa fréquence et ses conséquences constitue un problème de santé publique.
Il atteint 4% des hommes et 2% des femmes. La morbidité est importante sur le plan cardio-vasculaire et le risque accidentel est accru par la somnolence diurne.
La VPPN est la ventilation par pression positive nocturne. C’est le traitement de référence. Ce traitement est parfois mal toléré et mal observé. Il existe des alternatives thérapeutiques.
Le traitement positionnel est difficile à mettre en place avec des dispositifs anti-décubitus dorsal (balle de tennis, oreillers ).
La prise en charge chirurgicale a encore des indications précises mais moins fréquentes.
Les mesures hygièno-diététiques sont indispensables mais difficiles à faire respecter.
La chirurgie bariatrique permet chez les obèses importants de faire diminuer de façon importante l’index d’apnée .
L’orthèse d’avancée mandibulaire donne d’excellent résultat et elle est devenue une alternative thérapeutique à la Ventilation par pression positive nocturne VPPN. Elle est aujourd’hui prise en charge au dessus de 15 apnées par heure. Elle permet de diminuer le ronflement et l’index d’apnée. Elle donne les meilleurs résultats chez un sujet jeune non obèse évacué un index d’apnée modéré.
La stimulation du nerf grand hypoglosse permet une stimulation des muscles qui dilatent le voies aériennes supérieurs. Une étude est en cours.
Le syndrome d’apnées du sommeil est un problème de santé publique qui doit être mieux diagnostiqué, son traitement principal est la Ventilation par pression positive nocturne VPPN mais l’orthèse d’avancée mandibulaire est aujourd’hui une bonne alternative.